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3eme Album : Trait pour Trait :
Titre de la Chanson : ELDORADO J'aime la douceur du temp, le regard vers le largeJ'aime la douceur du vent qui me caresse le visage J'aime m'évader le regard vers l'horizon Mais cette mer est un immense mur de prison Moi j'aime ce pays qui m'a vu naître J'aime ces paysages qui passent du désert à la verdure J'aime cet air pûr, celui de mon village au beau milieu de la nature J'aime nos coutumes, nos traditions, notre culture Je suis dîplomé, comme j'ai du bossé dur pour esperer pouvoir construire une vie plus sûre J'ai passé mon enfance, ai mis toutes mes chances derrière mon cahier Quand j'y pense je ne demandait qu'à travailler Moi je suis atteins par une maladie grave et redoutable J'ai espéré être soigné, mais celle-ci est incurable Tant de soins, tant de médecins me disant ne pouvoir rien faire Ne disposant pas de moyens nécessaire On m'a parlé de l'occident, de sa science, de ce joli continent, de nos chances, de l'argent qu'il procurait en abondance Vraiment? Je t'assure! Mais je ne veux pas m'éloigner. Mais là-bas je pourrais taffer et toi on pourras te soigner. Nan je ne veux pas partir, abandonner ma terre, abandonner la famille et laisser derrière mère et père. Mon petit frère allez partons Nan je ne veux pas Petit frère allez partons Quand?! Je ne sais pas, mais il le faut pour toi et pour eux, te voir mourir ici ne les rendra pas plus heureux Mais crois-tu vraiment que notre chance se trouve de l'autre côté? Suis moi, tu ne le regretteras pas, je te le promets. REFRAIN : Eldorado, il serait près à mourir pour eldorado, il serait près à souffrir pour eldorado, il serait près à mourir pour eldorado Il serait près à souffrir pour el Allez partons, nous nous enlaçons, des larmes plein les yeux J'ai comme la drôle impression que cet au revoir est un adieu Maman sèche tes larmes et donne nous ta bénédiction Embrasse tes deux fistons et si Dieu le veut, nous reviendrons Tu sais, si nous partons c'est pour aider la famille Je veux trouver du boulot et ne pas vivre la famine Tu sais si nous partons c'est seulement par nécessité J'aurai tellement aimé rester parmi vous et être en bonne santé Nous voilà partis pour de bon Le coeur lourd La tête pleine de rêves Espèrant les revoir un jour Un peu d'argent dans une bourse, prêté par notre père Ainsi que nos économies qui suffiront à faire l'affaire Sûrement On m'a présenté un passeur qui nous prendra pas trop cher, un pêcheur qui nous fera passer la frontière Nous avons marché de nuit puis de jour, Dans le froid puis la châleur Ne pas être à la bourre, faut qu'on arrive à l'heure Nous nous sommes cachés pour attendre Afin de ne pas être remarqué, d'autres personnes nous rejoignent En attendant d'embarquer Une barque arrive dans la nuit, entassés comme sur radeau Voici deux ados partis pour l'eldorado REFRAIN Les yeux fermés, le poing serré, j'essaie de tenir bon Le silence est pesant, le temps m'aparraît long Les gens sont apeurés, le vent est déchaîné, la mer est agîtée Je sens mon sang se glacé On en a plus pour très longtemps Mais j'en ai plus qu'assez et je suis pressé de voir la terre à l'horizon se dessiner Tiens de la lumière, au loin, tout le monde est ravi frangin, je t'invite à toucher des yeux ta nouvelle vie Mais tu en es sûr? ce n'ai pas quelque chose d'autre? OH MON DIEU LES GARDES COTE Soudain tout va trop vite Là les marins se mettent à crier, pris de panique Ils nous demandent de sauter Les plus jeunes se jettent à l'eau Les autres se font pousser De peur, les gens plongent dans une eau noire et glacée J'en ai le souffle coupé, mon frère n'ai plus à mon côté Je ne sais pas où me diriger, les vagues commencent à m'emporter J'entends des cris un moment, puis plus rien, je m'entends appeller mon frère, je l'entends pleurer puis plus rien Je sens encore ma main dans la sienne, c'est fou comme je balise Pour ne pas que la mer me prenne, je m'agrippe à une valise J'essai de lutter mais j'peux plus, plus d'images, plus de sons, la bouche ouverte l'eau envahit mes poumons Cher frère va au bout de ton rêve, reste fier, reste fort, dit à la famille que j'les aime fort Dernier effort, dernier souffle, dernier soupir, je n'ai plus de force, je me sens partir J'ai pu rejoindre la terre, moi et quelques naufragers, parmi les quelques rescapés je n'aperçois pas mon frère, je vois des corps à la mer que celle-ci a recraché Je demandais qu'à bien faire, mais j'ai juste tout gaché Je voulais vivre, mais je crêve Je n'ai plus vraiment d'espoir Un jour j'ai eu un rêve qui s'est changé en cauchemard REFRAIN |
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